| Sellés-Fischer, Evelyne |
|
|
|
L'auteur
Ouvrages
L'
ouvrage est préfacé par Raphael Drai (éditions Les Cygnes) : "...Où chercher comment guérir de l'Algérie sinon en Algérie ? Je suis retournée « là-bas ». Un bateau pour partir, un bateau pour revenir. Je ne le regrette pas, le regret n'est que larme sur ce qu'elle est devenue. Hors la nostalgie, le propos est de rendre justice à ceux que Camus appelait « le petit peuple pied-noir », victimes de la colonisation qui leur est reprochée par le fait d'être nés là (est-on responsable d'être né là ?) ; et qu'on a dé-patriés. C'est lourd à porter toute une vie à bout de bras, une valise dans chaque main. Moins lourd qu'un cercueil... L'Algérie ça tient au corps, ça ne vous lâche pas. Mais moi désormais, comment me situer quand j'appartiens encore à cette terre qui ne m'appartient pas ? Quand... les préaux de nos écoles résonnent d'autres cris." A commander en librairie ; ou directement soit chez le distributeur (SPE Comptoir du livre 01 45 67 63 03) ; soit sur le site de l'éditeur : www.lescygnes.fr
Publié en 2012, 193 pages, prix : 20 €
Editions Les Cygnes, distributeur SPE Comptoir du livre (01 45 67 63 03), ISBN : 978-2-915459-82-1
Genre : Histoire
C
ette « itinerrance » par le biais du souvenir, des petites choses de la vie, de l'enfance, invite au voyage dans un pays regretté trop tôt quitté : l'Algérie. Nour, c'est l'histoire du renoncement à « un pays étrange et désormais étranger... ». Nour, l'enfance, perdue aussi. Deux exils dont on ne se remet pas. Nour, « la lumière » dans cette belle langue arabe que je ne parle pas..., la lumière surtout, et les couleurs, les odeurs, les sensations. Ça sent le pétrole de la lampe, le sucre du loukoum qu'une langue gourmande lèche sur le bord des lèvres. Pouvoir évocateur d'un peu de buée sur un verre, d'un fruit mûr écrasé qui offre son parfum. Nour, c'est une malle qu'on ouvre dans un grenier, dont on sort des choses qu'on avait oubliées. Nour, la vie, le temps, petite madeleine algérienne qui va chercher au fond du cœur ce qu'on ne savait plus. « Je suis partie dans la pleine chaleur d'un été algérien ».
Publié en 2008 , 192 pages, prix : 18 €
Editions L'Harmattan, ISBN : 978-2-296-06958-9
Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. Genre : Récit
L'
amour trahi et une amitié indéfectible sous-tendent ce roman. L'amie de toujours, Aimée, avec qui Jeanne partage ses idées « comme on partage son pain », Alexandra, l'aristocrate descendante des Princes Noirs, Angello, le musicien homosexuel qui aurait bien épousé Jeanne. Et le velours émeraude des yeux de Lorenzo, l'apostat de l'amour. Dans l'horreur d'une maison de retraite, « vase clos des morts encore un peu vivants », Jeanne, écrivain, revisite sa vie à partir des photos qui la jalonnent : insouciance, jeunesse, manque de la mère tôt disparue, sensualité du corps... une vie qui l'accule à une réflexion sur la mort et la non-réponse de Dieu. Tout commence dans la splendeur de Rome, « seul endroit où il doit être doux de mourir » ; dans des lieux magiques où l'on boit « de la citronnade rafraîchie dans des carafes de cristal » ; dans les jardins florentins de la sublime Villa Médicis où résident Lorenzo et Angello... pour conduire au Sénégal, au désert, et dans la crypte de Saint-Benoît-sur-Loire où la rencontre avec Dieu n'adviendra pas. Mariage des uns, divorce des autres, de disputes en rupture, la vie conduit à la condition de vieillard, « juste un corps qui végète », et, inexorablement, à la mort. Bonheur, mélancolie, humour (« J'ai les pieds glacés, je crois que je commence à mourir par les pieds »), amour (« Lorenzo aimait encore Jeanne après l'avoir beaucoup aimée »)... Qu'est la vie sinon cela ?
Publié en 2009 , 352 pages, prix : 25 €
Editions L'Harmattan, ISBN : 978-2-296-07329-6
Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
Genre : Romans
|
||||||||||||






